Du désert à la Cordillère des Andes, ou comment frôler la mort, Pérou – Partie 1

Au cours de ce voyage au Pérou, j’ai pu découvrir quelques facettes du pays que peu de gens connaissent. J’ai par exemple été surpris de découvrir une excellente gastronomie ou un véritable désert de sable, comme au Sahara, perdu entre océan et montagnes. Laisse-moi te raconter tout ça…

 

Plat national péruvien : le ceviche

 

Après que mon avion ait été retardé de plusieurs heures à New-York, suite à de gros orages, j’ai dû réorganiser quelque peu mon itinéraire en m’accordant une visite imprévue de Lima.

 

Plaza Mayor, à Lima

 

J’ai donc pu me balader dans son centre historique et visiter un monastère dont la bibliothèque est hallucinante (hélas les photos y étant interdites, je ne peux te montrer que celle-ci, récupérée sur internet).

 

 

J’ai ensuite longé la côte jusqu’à Huacachina : un oasis perdu au milieu du sable, où j’ai pu expérimenter deux nouveautés :

Rouler pleine balle dans le désert en buggy et descendre d’immenses dunes de sable en sandboard. Sensations garanties : je recommande vivement, surtout allongé sur le ventre la tête en avant !

 

L’oasis de Huacachina

 

 

Par la suite, j’ai atteins Nazca, célèbre pour ses géoglyphes, de grandes figures tracées sur le sol, représentant des animaux ou d’autres formes (l’astronaute, les mains, l’arbre…). Même si le survol en avion n’est pas donné (de 75 à 100€ selon la compagnie), je me suis dit que je ne reviendrai certainement jamais là, et que l’occasion ne se représentera pas, donc je me suis pointé le matin à l’aérodrome et j’ai décollé dès que l’épaisse brume s’est levée. Le vol dure environ 30 minutes, dans un tout petit avion et vaut vraiment le coup…mais attention à l’estomac !

 

Le Condor

 

J’avais lu d’éviter de prendre un petit-déjeuner, mais malgré ça à la fin j’étais mal (et je m’en suis bien sorti par rapport à d’autres qui ont été malades tout le long) car l’avion tourne autour de chaque géoglyphe : une fois incliné à droite pour les passagers de droite, et une fois à gauche pour les passagers de gauche.

 

Le Colibri

 

L’Arbre et les Mains (et la plateforme où peuvent monter ceux qui ne prennent pas l’avion)

 

Le vol ayant eu lieu le matin, il me restait du temps avant de prendre le bus de nuit pour Cuzco. Alors c’est parti pour une virée culturelle et de sensations fortes ! Je découvre quelques sites archéologiques, puis un nouveau tour en buggy et quelques descentes en sandboard ! Yeah !

 

Un ancien puit nazca

 

Monticules de Cahuachi

 

Après ça, je grimpe dans un bus pour un périple de…12 à 15h environ. La compagnie semble sérieuse, et il faut bien se renseigner car les accidents sont nombreux. Et à ces altitudes (3-4000m), la moindre sortie de route peut être fatale. Eh bah ça n’a pas manqué !

À 6h, je suis réveillé par un coup de frein brusque : le bus vient de heurter quelque chose.

Les rideaux étant fermés et les lumières éteintes, je pense alors que nous avons percuté un véhicule en pleine ville… Mais une fois sorti du bus, je constate que nous sommes passés à un cheveu de la mort, sans aucune exagération. Sans la barrière dans laquelle le bus s’est encastré, nous aurions dégringolé de plusieurs centaines de mètres dans la vallée en enchaînant les tonneaux !

 

C’est la barrière qui a arrêté le bus ! Elle passe entièrement sous l’avant…

 

Belle vue hein ?

 

Je te passe les galères pour réussir à récupérer mon sac, trouver différents moyens de transports pour rejoindre Cuzco et le coup de g**** que j’ai poussé au guichet de Cuzco pour me faire rembourser intégralement mon billet de bus, mais c’est finalement au bout de 24h de transport que j’arrive exténué à ma destination.

Mais l’aventure ne semble pas s’arrêter là. Avant mon départ, j’avais entendu parler de faux taxi qui kidnappent les touristes, et j’ai bien l’impression que celui qui m’a pris est de ceux-là ! Je l’entends parler de moi au téléphone de façon très louche pendant qu’on s’enfonce dans les ruelles, en indiquant notre position au fur et à mesure. N’ayant pas pratiqué l’espagnol depuis le lycée, je ne comprends pas tout mais je lui demande pourquoi il parle de moi… Il essaye de me « rassurer », mais finalement c’est en voyant au bout d’un moment d’autres touristes dans la rue que j’en conclu que je suis arrivé où je voulais aller… Mais j’avoue avoir eu un nouveau coup de pression après cette journée éprouvante.

L’altitude se fait nettement sentir car chaque pas est difficile, avec le sac sur le dos, la fatigue et la ville qui est en pente raide. Après être passé d’auberge en auberge pendant une demi-heure pour trouver une chambre libre, je m’effondre sur mon lit.

J’attaque ensuite la découverte de Cuzco et de la vallée sacrée des Incas.

 

Cuzco

 

 

Pour partager les frais de taxi, je fais la connaissance de deux françaises, Odille et Stéphanie et du petit Alexandre. Après avoir mangé ensemble de l’alpaga (!), nous commençons avec Pisac et ses immenses terrasses, le tout dans un paysage montagneux splendide.

 

Pisac

 

 

La partie religieuse du site et le tunnel sont actuellement fermés à la suite d’un accident, ce qui raccourcit la visite.

 

On tombe sur la célébration d’un mariage…

 

On se sépare ensuite, tandis que je prends un colectivo  (un genre de taxi collectif) pour Tambomachay et Puca Pucará, deux sites archéologiques.

 

Tambomachay

 

Ruines des constructions militaires de Puca Pucará

 

J’enchaîne avec Qenko, un espèce de tunnel-grotte (pas grand-chose à voir malgré la foule) puis je marche jusqu’à l’immense site de Sacsayhuamán que je visite au pas de course à cause de l’heure de fermeture et du coucher du soleil.

 

Sacsayhuamán

 

Le lendemain, sur la Plaza de Armas de Cuzco, je tombe par hasard sur un gros festival avec des péruviens costumés !

 

Plaza de Armas

 

 

 

Il reste un Inca à Cuzco !

 

Une fois mon sac récupéré, je m’embarque pour Chinchero. C’est un village local à l’ambiance sympathique.

 

 

Les villageois ont l’air de célébrer une messe en plein air, tandis que d’autres font un match de foot à quelques mètres de là, au milieu des ruines incas.

 

 

 

Marché de Chinchero

 

 

Après un rapide tour dans un marché, je file vers Ollantaytambo où se trouve le départ du train vers le Machu Picchu ainsi qu’un immense site archéologique. Encore un bon moyen de se faire les cuisses, car les escaliers sont légions !

 

Ollantaytambo

 

 

Mais ce n’est rien comparé à ce qui m’attend le lendemain…car demain c’est MACHU PICCHU !

Quitter l'Islande à cheval !
Du Machu Picchu au lac Titicaca, Pérou - Partie 2

Auteur: Morgan

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2 Commentaires

  1. P…ain l’accident avec l’autobus! C’est un truc de fou , heureusement qu’il y avait la barrière. En tout cas j’ai bien noté pour les trajets en bus, il vaut mieux prendre une bonne compagnie , quitte à payer plus cher.

    Répondre
    • Oui, on l’a vraiment échappé belle !
      Il faut vraiment faire attention aux compagnies de bus, effectivement. J’avais regardé celles recommandées dans les guides comme le Lonely Planet, et celle que j’ai pris semblait sérieuse (bus en très bon état, deux chauffeurs etc.) mais les routes sont vraiment dangereuses dans les Andes…

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