Sulawesi du Nord : Muck-diving et jungle profonde, Indonésie

Ce voyage d’un mois en Indonésie a pour fil rouge la plongée sous-marine : j’en ferai 20 en tout !

Le pays étant gigantesque et composé d’une multitude d’îles et d’archipels, j’ai cherché un compromis idéal pour allier découverte des paysages, de la culture et des merveilles sous-marines.

Après les 3 jours du trajet le plus interminable de ma vie (Toulouse – Berlin – Düsseldorf – Abou Dhabi – Kuala Lumpur – Jakarta – Manado) et aux escales compliquées, j’arrive à ma première étape indonésienne : la Sulawesi du Nord. Je déambule un moment au bord d’un joli lac, avant d’entamer l’ascension de mon premier volcan du mois.

Volcan Mahawu

Mais l’une des raisons de ma venue en Sulawesi est le muck-diving sur l’île de Lembeh.

Il s’agit d’une forme de plongée sous-marine assez différente de ce que j’ai pu expérimenter par le passé. Ici pas de beaux coraux, de requins ni de tortues. Non…ici c’est plutôt à la loupe qu’on observe les choses. D’emblée, on dirait qu’il n’y a rien à voir…le sol est vaseux et à part quelques rochers et de rares algues, un plongeur non averti de s’y attarderait pas.

Rascasses volantes

Minuscules crabes, poissons-grenouilles, écrevisses, bernard-l’ermite, fascinantes nudibranches multicolores, soles, oursins de feu, lime électrique et les fameux hippocampes feuilles et pygmées, …il y a finalement de quoi faire, pour peu qu’on ait un bon dive-master avec soi pour dénicher ces petites perles de l’océan. Bien malgré moi, j’ai également pu voir un poisson-globe se gonfler sous mes yeux !

Hélas, ma caméra n’étant pas du tout adaptée aux prises de vue en macro, je ne pourrai pas te montrer grand-chose de ces minuscules merveilles…mais je t’encourage à au moins aller voir quelques photos de nudibranches sur Internet, si tu ne connais pas : on dirait de vrais pokémons ! Pareil pour les hippocampes pygmées, d’un ou deux centimètres : ils sont particuliers !

Oursins de feu

Tu vois le poisson caché ?

Langouste bleue

Ce truc est complètement dingue !
C’est une lime électrique et elle clignote, façon courant électrique !

Après ces 5 plongées à Lembeh, je file vers la seconde raison de ma venue ici : le parc de Tangkoko. C’est une réserve naturelle incroyable qui abrite notamment des tarsiers : de minuscules primates d’une dizaine de centimètres aux énormes yeux. Pour apercevoir des animaux dans cette jungle, il faut se lever tôt, vers 4h, et partir de nuit arpenter les sentiers à la lampe frontale…tandis que les yeux d’innombrables araignées brillent au sol : arachnophobes s’abstenir.

Lorsque le jour se lève, on parvient à voir trois couscous, haut dans les cimes : une espèce de marsupiaux endémique du coin.

Désolé pour la mise au point de certaines photos…entre l’obscurité et les branches, pas évident parfois…

Couscous

De temps en temps, on voit des groupes de macaques noirs, jusqu’à tomber sur une ribambelle d’une trentaine de membres.

Mais la rencontre la plus surprenante de cette matinée, c’est celle d’un oiseau dont j’ignorais totalement l’existence : le calao à cimier. On dirait qu’il sort de la période des dinosaures ! Il a beau être très haut dans les arbres pour nourrir ses petits, comme il peut faire jusqu’à 1m20, on le voit super bien !

A part ça, on croise également d’énormes araignées, un genre d’écureuil et deux lézards-volants.

Lézard-volant

Bref, cette “balade” dans le parc de Tangkoko est vraiment une excursion immanquable !

Prochaine étape : la Papouasie ! Mais ce sera dans le prochain article !

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