Voyage vers le centre de la Terre, Islande

Samedi 9 Août

Après cette nuit particulière, où j’ai hébergé le pauvre Kévin, un français dont la tente a été déchirée dans l’article précédent, nous décidons de tenter l’auto-stop ensemble en direction d’Arnarstapi. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut partager un moment avec quelqu’un quand on part tout seul en Islande…et de parler en français !

Hélas, comme je t’ai expliqué dans mon classement des niveaux de difficultés de l’auto-stop, faire du stop à deux hommes est « très difficile » ! Et nous en faisons les frais, en marchant pendant 2h le long de la route. Finalement, une voiture nous prend pour quelques kilomètres, jusqu’à ce qu’on voit un beau volcan à notre droite. On demande alors d’y être arrêtés, afin de pouvoir le voir de plus près. Nous grimpons même au sommet, pour voir son cratère !

 

 

 

Kévin et moi reprenons notre route, à pied, et profitons tout de même du superbe paysage. C’est l’avantage en Islande, même dans la galère, on en prend plein les yeux.

 

 

Mais alors que nous marchons, quelque chose de vraiment inattendu se produit. Une voiture s’arrête. Bon ça, c’est inattendu, mais prévisible malgré tout. Nan, le plus dingue dans l’histoire c’est le conducteur. C’est un français. Ok…et ? Il vient de Nice. Ok, et donc ?

C’est le prof de sport de Kévin ! C’est pas un truc de ouf, ça ? Le type part faire le tour de l’Islande en auto-stop, et tombe sur son prof d’EPS au milieu de la péninsule de Snæfellsnes !!!

Avec lui, nous longeons les superbes falaises noires, et voyons un drôle de bonhomme en pierres.

 

 

 

De nouveau à deux, Kévin et moi faisons une balade de 2h entre les villages d’Arnastapi et d’Hellnar.

 

 

 

 

 

 

Puis, comme le Snæfellsjökull (le volcan principal qui donne son nom à la péninsule, et qui selon Jules Vernes serait le point d’entrée pour un voyage vers le centre de la Terre) est continuellement couvert de brume, je décide de quitter la région.

 

 

 

Je file donc récupérer ma tente, que j’avais laissé sur place pour la journée, et entreprend un sacré trajet en stop que je résumerais ainsi :

  • une femme seule jusqu’à Hellissandur
  • une mamie complètement fofolle jusqu’à Rif
  • une mère et sa fille jusqu’à Grundarfjörður
  • un homme et son bébé pour 2-3km
  • 4 italiens jusqu’à un croisement
  • 3 islandais avec qui j’ai vraiment bien déliré et qui partaient faire la fête à Reykjavik, jusqu’au croisement vers Þingvellir

La nuit tombe, et pour terminer, 3 jeunes des Pays-Bas m’embarquent jusqu’au camping de Þingvellir. Je suis donc arrivé dans ce que les guides touristiques appellent le « Cercle d’Or ».

Il s’agit d’un regroupement des trois sites touristiques les plus fréquentés d’Islande : le parc national de Þingvellir, la chute de Gullfoss et Geysir, qui a donné son nom au phénomène des geysers.

Mais je découvrirai tout cela demain ! Pour le moment, j’ai bien mérité de dormir après ce trajet de près de 300km !

 

Du désespoir à l'émerveillement à Snæfellsnes, Islande

Auteur: Morgan

Partager cet article sur

2 Commentaires

  1. Toujours de belles photos. Mais on aurait aimé voir Kevin et son prof. Comme je te l’ai souvent dit, il manque d’humains dans tes reportages. L’anecdote est super, mais sans son support photographique. Et un voyage ça doit faire rêver !

    Répondre
    • Effectivement, j’aurais aimé avoir ces photos ! Lors des voyages suivants, j’ai davantage pris de gens en photo et en vidéo ! Et je vais essayer de faire encore plus pour les prochains…

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *