Dans un trou de hobbit à Glaumbær, Islande

Jeudi 7 Août

Après une nuit catastrophique à Dalvík, je pars vers 10h15 sur la route pour commencer le stop. Mais plutôt que de retourner à la route n°1, je pars vers le nord car j’ai pour destination des falaises évoquées dans le Lonely Planet, qui semblent vraiment impressionnantes par leur hauteur.

Rapidement, je suis pris par un homme qui m’emmène au village d’après, en passant par de longs tunnels creusés dans la montagne, où deux voitures ne peuvent se croiser que par moments. Hélas, j’apprends que les falaises en question sont très difficiles à atteindre : je dois donc renoncer à les voir. Je décide donc d’aller directement à Glaumbær, un lieu qui m’intéresse pas mal, et qui de toute manière n’est pas trop loin de la route n°1 que je dois reprendre.

Du village où je suis, c’est une dame qui m’emmène à celui d’après (c’est seulement la seconde femme seule à m’accepter dans sa voiture depuis le début du voyage !). Puis une famille, puis 45 minutes de marche, puis un van d’italiens, puis un jeune islandais…

 

 

Enfin, j’arrive à Glaumbær et ses fameuses maisons en tourbe. En réalité, c’est une ferme du XIème siècle qui a longtemps été habitée, puis qui a été restaurée en musée. La visite est très intéressante et permet de voir des meubles, décorations et outils du passé. On découvre donc que les gens faisaient un peu toute leur vie dans leur lit : la nuit pour dormir bien sûr, mais il servait aussi de siège et d’atelier pour les travaux manuels (couture…).

 

 

 

 

L’extérieur des maisons évoque bien entendu les trous de hobbits de la mythologie de Tolkien, et c’est pour ça que je suis venu ici. Les toits sont couverts d’herbe, ce qui rend ces maisons très mignonnes et on ne peut plus écologiques !

 

 

 

 

 

Une fois la visite terminée, je suis pris par un couple, puis par un français.

Et là c’est le drame ! Un des ces événements bêtes mais qui plombent un peu le moral… J’ai oublié ma casquette dans sa voiture !!!

Ça peut paraître insignifiant, mais je la trimbalais depuis le Vietnam… On avait fait la Malaisie ensemble, le Bénin, la Chine… En plus, je n’ai plus grand-chose pour me protéger de la pluie ou du soleil à présent… Bref, un peu déçu, je continue de faire du stop. Un grand islandais m’embarque, puis une famille de suisses. C’est vraiment un voyage qui me fait rencontrer du monde ! Au final, il y a autant de touristes que d’islandais qui me prennent, et c’est assez cool. Pour 10 minutes ou plusieurs heures, on débarque dans leur vie, et on partage des expériences…

 

 

J’arrive finalement près de la péninsule de Vatnsnes, où j’espère voir des phoques. Mais la circulation hors de la route n°1 est nettement plus rare. Un vieil islandais m’embarque malgré tout sur sa tournée : c’est un plombier et il doit faire une halte dans une ferme à lapins. Il m’invite à le suivre et je découvre donc des rangées de cages avec de nombreux lapins. Je l’attends pendant qu’il travaille, puisque de toute manière il n’y a pas un chat sur cette péninsule. Il me dépose ensuite tout au bout de la péninsule, près d’une plage où sont censés être les phoques.

Il y a même un terrain de camping… Enfin…en fait il y a de l’herbe et une cabane. Sur cette cabane, une simple boîte en bois avec le prix affiché pour la nuit : personne n’est là pour accueillir ou vérifier si l’on paye ou non.

 

 

Puis je file sur un long chemin, veillant à ne pas faire de bruit pour ne pas effrayer les phoques. J’arrive dans une petite cabane qui met à disposition des jumelles. Grâce à elles, je vois au loin un énorme phoque hors de l’eau.

 

 

Je continue de longer la plage, et m’arrête pendant une heure, sans bouger, sur un rocher. Les phoques sont bien là, il y en a une douzaine qui laissent juste leur nez sortir de l’eau pour respirer. En fait, ils viennent sur cette crique pour se reposer. Mais au moindre mouvement, ils plongent sous l’eau, donc il faut rester parfaitement immobile, ne bougeant le doigt que pour enclencher l’appareil photo !

 

 

 

Après ce moment assez unique en son genre, je retourne à ma tente…

 

Dépenses :
Musée de Glaumbær : 1200 ISK
« Camping » : 1000 ISK

Du désespoir à l'émerveillement à Snæfellsnes, Islande
Par-delà le Cercle Polaire à Grimsey, Islande

Auteur: Morgan

Partager cet article sur

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *